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Les spécialistes du chant choral
Toutes les nuits

Toutes les nuits

(Code: A110900670)

Cette chanson célèbre de Janequin est représentative de la chanson française du XVIe siècle. Le texte poétique, tout d’abord, dont le caractère élégiaque fleurit dans la production littéraire et dans les chansons. Se dégageant des images abstraites et codifiées du siècle précédent, on retrouve toutefois ce goût, prisé des rhétoriqueurs, pour les figures d’oxymoron. Cette association des contraires se traduit ici par l’inversion des valeurs diurnes et nocturnes, le monde “à l’envers” du poète ou de l’amoureux, bref ce qui est habité de la “furor”.La mise en musique reproduit le cadre de la chanson parisienne. Après l’incipit rythmique – 1 longue, 2 brèves – énoncé verticalement aux quatre voix, l’égalité des voix se manifeste par un motif en imitation sur le deuxième hémistiche du premier vers. La partie centrale, à trois voix, permet de mettre en valeur le figuralisme musical sur la longueur de la nuit avant de redonner, par l’homorythmie des quatre voix, toute sa force expressive à “O pauvres yeux”. La répétition du vers et la cadence plagale finale contribuent ainsi naturellement à la douceur et au caractère évanescent du “songe”.

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Cette chanson célèbre de Janequin est représentative de la chanson française du XVIe siècle. Le texte poétique, tout d’abord, dont le caractère élégiaque fleurit dans la production littéraire et dans les chansons. Se dégageant des images abstraites et codifiées du siècle précédent, on retrouve toutefois ce goût, prisé des rhétoriqueurs, pour les figures d’oxymoron. Cette association des contraires se traduit ici par l’inversion des valeurs diurnes et nocturnes, le monde “à l’envers” du poète ou de l’amoureux, bref ce qui est habité de la “furor”.La mise en musique reproduit le cadre de la chanson parisienne. Après l’incipit rythmique – 1 longue, 2 brèves – énoncé verticalement aux quatre voix, l’égalité des voix se manifeste par un motif en imitation sur le deuxième hémistiche du premier vers. La partie centrale, à trois voix, permet de mettre en valeur le figuralisme musical sur la longueur de la nuit avant de redonner, par l’homorythmie des quatre voix, toute sa force expressive à “O pauvres yeux”. La répétition du vers et la cadence plagale finale contribuent ainsi naturellement à la douceur et au caractère évanescent du “songe”.