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Trois berceuses

Trois berceuses

(Code: A111401095)
Trois berceuses, adaptées en français et arrangées pour 3 voix mixtes par Pierre Calmelet.
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Trois berceuses, adaptées en français et arrangées pour 3 voix mixtes par Pierre Calmelet

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Le mystère de la berceuse "de Mozart"


Bernhard Flies, né à Berlin en 1770, était Médecin et compositeur amateur. En 1796, il composa une berceuse (Wiegenlied) : Schlafe, mein Prinzchen, schlaf ein. Celle-ci fut publiée en 1799, mais sous le nom de Mozart, vraisemblablement parce que celui-ci était plus vendeur que celui d’un petit médecin… En 1803, elle fut finalement publiée sous le nom de son auteur, Bernhard Flies, mais le doute subsista et traversa les siècles.
Ainsi, de nos jours encore, la plupart des musiciens s’extasient devant le génie du grand Mozart alors qu’ils sont sans le savoir en train d’interpréter l’œuvre d’un modeste musicien amateur !

Wiegenlied de Brahms


La première strophe de ce célèbre Lied est tirée du recueil Des Knaben Wunderhorn (Le Cor merveilleux de l’enfant, publié en 1808) : recueil d'environ mille chants populaires germaniques, des plus anciens remontant à la fin du Moyen-Age jusqu’à la période de publication (début du XIXème siècle). Ces chants racontent les paysages qui se métamorphosent au rythme des saisons, les sentiments humains ou encore la dualité tragique de l'âme allemande, déchirée entre sa nostalgie du pays natal et l'appel vers de lointains inconnus. Recueillies de la bouche du peuple ou dans de vieux manuscrits, ces trésors de poésies populaires accumulées au cours des siècles enthousiasmèrent de nombreux poètes (Goethe, Eichendorff, Heine…) et furent une source d'inspiration pour des musiciens romantiques tels que Weber, Schubert, Schumann, Mahler, R. Strauss et, bien sûr, Brahms dans cette célèbre berceuse.
La seconde strophe fut écrite par Georg Scherer en 1849.

Berceuse "Schlaf, Kindlein, schlaf"



Schlaf, Kindlein, schlaf est une berceuse très ancienne dont l’origine reste mystérieuse : on pense que la mélodie a été composée en 1781 par Johann Friedrich Reichardt d’après un chant populaire suisse. Il existe de nombreuses versions du texte : la plus ancienne remonte à 1611, mais la plus connue se trouve, comme la berceuse de Brahms, dans le recueil Des Knaben Wunderhorn (voir ci-dessus). Dans presque toutes les versions, certains couplets comportent la menace d'un animal (loup, chien du berger ou mouton noir) qui viendra mordre l’enfant si celui-ci ne veut pas dormir !

(NB : dans cet arrangement, les intermèdes du piano ont été empruntés à Robert Schumann. Les mesures 52 à 60 sont optionnelles, on peut terminer la pièce sur l'accord de la mesure 51)

Sommaire / content :
  • Wiegenlied (Flies/Mozart) existe en feuillet séparé n°1072
  • Wiegenlied (Brahms)
  • Schlaf, Kindlein, schlaf
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