Err

Les spécialistes du chant choral
Blog

Mozart de retour à Lyon

Mozart de retour à Lyon

Vous souvenez vous de la visite de Mozart à Lyon ? Eh bien, MOZART est DE RETOUR A LYON !



Mozart à Lyon offre une occasion rêvée de rendre hommage à la bonne chère lyonnaise. Par conséquent, le premier mouvement de Mozart de Retour à Lyon se doit de proposer des activités nécessitant peu d’effort parfaitement adaptées à l’état de ceux et celles qui en aurait justement profité sans suffisamment de modération.
Le texte du premier menuet souligne le contraste entre l’enfance et la jeunesse de Mozart, où il a été projeté sur le devant de la scène par son père, et sa maturité, où il avait sans doute nettement moins besoin du soutien bienveillant de Léopold.
La présence d’un deuxième menuet reflète le format de la version originale de la Petite Musique de Nuit, qui comportait un autre menuet, placé immédiatement après l’Allegro initial. C’est ce qu’atteste l’existence d’une partition retrouvée en 1943, dont les feuillets ont été arrachés, apparemment par Mozart lui-même.
Le troisième mouvement de Mozart de Retour à Lyon est une transformation en forme de menuet (et donc à trois temps) de l’air Non più andrai des Noces de Figaro, dont la mesure est à quatre temps.
Certes, il s’agit d’une plaisanterie de la part de l’arrangeur, mais notons, nonobstant, que Mozart a cité le thème de Non più andrai dans Don Giovanni, sur lequel il travaillait au moment de la création de la Petite Musique de Nuit (le 10 août 1787). De plus, il s’avère que la création de sa propre « Plaisanterie musicale » (K. 522), date du 14 juin de la même année,
soit seulement deux mois plus tôt. Est-ce que Mozart, en détruisant son menuet, se serait autocensuré, considérant sa création trop peu sérieuse ? Si tel était le cas, l’hypothèse de l’arrangeur serait alors moins éloignée de la réalité qu’elle ne le paraît.
Le dernier mouvement nous invite à chanter, danser et aimer, dans le même esprit de joie que la composition de Mozart.

Rédigé le  12 fév. 2019 13:10  -  Lien permanent
0 Commentaires  

Nouveauté !

Nouveauté !

Polyphonie latino-américaines volume 4 !



Le quatrième volume des Polyphonies latino-américaines inclut des arrangements et pièces originales, suivant la même ligne éditoriale que les précédents volumes.
On trouve des œuvres faciles (Domine Jesu, Vidala Palomarqueña et La vicuñita) à côté d’autres plus complexes ; quelques unes sont même les plus difficiles de toute cette collection (Dolor llanero, Volver, Capullito de alelí).
Il est très fréquent dans la musique populaire latino-américaine de rencontrer la polymétrie dans les pièces ternaires où alternent (ou même se superposent) des phrasés en 3/4 avec du 6/8. Cette architecture typique pose des problèmes au chef de chœur, et si l’on ajoute les syncopes et contretemps tout cela demande un travail individuel très profond avec les 4 pupitres.
Le défi est palpitant ! Je propose - parmi les plus élaborées - de commencer avec les pièces qui posent moins de difficultés (Dejame que me vaya, Vidala sola).
Il y a aussi une complexité supplémentaire avec les passages chromatiques. Ceux-ci doivent être travaillés avec soin (Vidala sola, Volver, Papa Baltazar, Dejame que me vaya, Capullito de alelí).
Le Tango et la Milonga sont aussi présents dans ce recueil avec Volver et Papa Baltazar. Aucune de ces contraintes ne doit arrêter mes collègues chefs de chœur, car notre tâche est passionnante.
Et vaincre ces difficultés techniques fera bien progresser nos chorales. Alors, au travail !
Rédigé le  25 sep. 2018 11:02  -  Lien permanent
1 Commentaires