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Les spécialistes du chant choral
Versa est in luctum

Versa est in luctum

(Code: A110805119)

Un des textes les plus émouvants de la liturgie, la version du Versa est in luctum par Morago s'inscrit dans la tradition intimiste et poignante des musiciens de la péninsule ibérique. À l'instar donc de Tomas Luis de Vittoria ou Alonso Lobo, Esteban Lopes de Morago écrit à quatre voix et dans le mode de la déploration la/mi, une polyphonie fluide et empreinte naturellement de mélancolie qu'accentuent les demi-tons (mi-fa) de l'échelle utilisée ainsi que les chromatismes explicitement souhaités par le compositeur.
Aucune difficulté d'apprentissage pour une pièce dont les lignes mélodiques sont particulièrement conjointes. Chantée sobrement, on se laissera aller davantage afin de souligner le mot "flentium" avant de revenir en fin de pièce à cette discrétion et effacement que suggère le texte.
Maître de chapelle et chanoine à la cathédrale de Viseu où nous perdons sa trace après 1630, Morago est né vers 1580 et fera ses études à Evora, le grand foyer musical du Portugal en cette fin du XVIè siècle. Malheureusement pour nous, une grande partie de son oeuvre a disparu lors du tremblement de terre de Lisbonne (1755) qui détruisit la bibliothèque du roi Joan IV dans laquelle étaient précieusement conservés ses manuscrits musicaux...

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Un des textes les plus émouvants de la liturgie, la version du Versa est in luctum par Morago s'inscrit dans la tradition intimiste et poignante des musiciens de la péninsule ibérique. À l'instar donc de Tomas Luis de Vittoria ou Alonso Lobo, Esteban Lopes de Morago écrit à quatre voix et dans le mode de la déploration la/mi, une polyphonie fluide et empreinte naturellement de mélancolie qu'accentuent les demi-tons (mi-fa) de l'échelle utilisée ainsi que les chromatismes explicitement souhaités par le compositeur.
Aucune difficulté d'apprentissage pour une pièce dont les lignes mélodiques sont particulièrement conjointes. Chantée sobrement, on se laissera aller davantage afin de souligner le mot "flentium" avant de revenir en fin de pièce à cette discrétion et effacement que suggère le texte.
Maître de chapelle et chanoine à la cathédrale de Viseu où nous perdons sa trace après 1630, Morago est né vers 1580 et fera ses études à Evora, le grand foyer musical du Portugal en cette fin du XVIè siècle. Malheureusement pour nous, une grande partie de son oeuvre a disparu lors du tremblement de terre de Lisbonne (1755) qui détruisit la bibliothèque du roi Joan IV dans laquelle étaient précieusement conservés ses manuscrits musicaux...