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Les spécialistes du chant choral
Tu solus qui facis mirabilia

Tu solus qui facis mirabilia

(Code: A110805071)

Cette composition religieuse à quatre voix et en deux parties de Josquin Desprez appartient au type de ces courts motets polyphoniques sur des textes sacramentels servant, au moment de l’élévation, à remplacer éventuellement le Benedictus. Le texte, non identifié (probablement du compositeur), est une prière adressée au Christ. Dépouillée de tout artifice contrapuntique sophistiqué, la mise en musique respecte l’humilité du texte et le ton de la supplication. Plusieurs séries de simples accords sont marqués par des « fermata », points d’orgue qu’il ne faut pas considérer dans le sens de durée qu’ils ont aujourd’hui. Ils alternent avec des séries de « bicinia », enchaînements de réponses à deux voix qui développent cette notion d’imploration. La deuxième partie du motet commence par une citation (musique et texte) de la chanson D’ung aultre amer de Johannes Ockeghem, un des nombreux hommages que Josquin rendra à son prédécesseur.La citation s’explique ici par le fait que, bien qu’éditée dans les Motetti de Passione à Venise par Petrucci en 1503, la pièce se trouve incluse dans la messe sur cantus firmus D’ung aultre amer que Josquin Desprez écrivit lors de son séjour milanais entre 1473 et 1479. Les motetti missales étant en faveur dans la liturgie ambrosienne en usage à Milan, le compositeur développe musicalement le modèle de la messe, d’ailleurs une des plus courtes et relativement simples de son œuvre.

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Cette composition religieuse à quatre voix et en deux parties de Josquin Desprez appartient au type de ces courts motets polyphoniques sur des textes sacramentels servant, au moment de l’élévation, à remplacer éventuellement le Benedictus. Le texte, non identifié (probablement du compositeur), est une prière adressée au Christ. Dépouillée de tout artifice contrapuntique sophistiqué, la mise en musique respecte l’humilité du texte et le ton de la supplication. Plusieurs séries de simples accords sont marqués par des « fermata », points d’orgue qu’il ne faut pas considérer dans le sens de durée qu’ils ont aujourd’hui. Ils alternent avec des séries de « bicinia », enchaînements de réponses à deux voix qui développent cette notion d’imploration. La deuxième partie du motet commence par une citation (musique et texte) de la chanson D’ung aultre amer de Johannes Ockeghem, un des nombreux hommages que Josquin rendra à son prédécesseur.La citation s’explique ici par le fait que, bien qu’éditée dans les Motetti de Passione à Venise par Petrucci en 1503, la pièce se trouve incluse dans la messe sur cantus firmus D’ung aultre amer que Josquin Desprez écrivit lors de son séjour milanais entre 1473 et 1479. Les motetti missales étant en faveur dans la liturgie ambrosienne en usage à Milan, le compositeur développe musicalement le modèle de la messe, d’ailleurs une des plus courtes et relativement simples de son œuvre.