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Les spécialistes du chant choral
Salve Regina

Salve Regina

(Code: A110906054)

Une oeuvre forte, mais jamais extravertie, au service d’une piété mariale sans aucun équivalent, avec une fin toute en douceur dans ce splendide mode de ré.Jacob Obrecht, musicien fécond mais au caractère instable, eut la malchance d’être choisi à Ferrare comme le maître de chapelle succédant à Josquin Desprez (ce dernier retournant à Condé-sur-l’Escaut y prendre une retraite comme prévôt de Notre-Dame). En effet quelques mois après son installation dans cette ville en 1504, il sera emporté par une épidémie de peste sans précédent. Musicien souvent cité dans les traités des théoriciens comme « subtilitas », Jacob Obrecht sait allier rigueur formelle avec sensibilité mélodique.Comme beaucoup de Salve Regina - un texte marial en plusieurs versets - Obrecht le traite musicalement en « alternatim », c’est-à-dire en alternant plain-chant et polyphonie. L’héritage des techniques musicales dites franco-flamandes se vérifie ici avec l’usage de segments à trois ou à deux voix (1-12, 26 et suivantes, 99-104, etc), l’indépendance des voix entre elles (les deux premiers segments polyphoniques), et surtout la construction de l’édifice musical à partir du motif musical du plain-chant exprimé ici en valeurs longues par les alti tout au long du motet. Comme dans d’autres oeuvres de ses prédécesseurs (Dufay ), Jacob Obrecht offre des moments d’adoration pure en utilisant des successions d’accords (69-73), le dernier segment (137-149) alliant les piliers harmoniques et la dentelle mélodique des plus émouvantes cathédrales musicales gothiques.

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Une oeuvre forte, mais jamais extravertie, au service d’une piété mariale sans aucun équivalent, avec une fin toute en douceur dans ce splendide mode de ré.Jacob Obrecht, musicien fécond mais au caractère instable, eut la malchance d’être choisi à Ferrare comme le maître de chapelle succédant à Josquin Desprez (ce dernier retournant à Condé-sur-l’Escaut y prendre une retraite comme prévôt de Notre-Dame). En effet quelques mois après son installation dans cette ville en 1504, il sera emporté par une épidémie de peste sans précédent. Musicien souvent cité dans les traités des théoriciens comme « subtilitas », Jacob Obrecht sait allier rigueur formelle avec sensibilité mélodique.Comme beaucoup de Salve Regina - un texte marial en plusieurs versets - Obrecht le traite musicalement en « alternatim », c’est-à-dire en alternant plain-chant et polyphonie. L’héritage des techniques musicales dites franco-flamandes se vérifie ici avec l’usage de segments à trois ou à deux voix (1-12, 26 et suivantes, 99-104, etc), l’indépendance des voix entre elles (les deux premiers segments polyphoniques), et surtout la construction de l’édifice musical à partir du motif musical du plain-chant exprimé ici en valeurs longues par les alti tout au long du motet. Comme dans d’autres oeuvres de ses prédécesseurs (Dufay ), Jacob Obrecht offre des moments d’adoration pure en utilisant des successions d’accords (69-73), le dernier segment (137-149) alliant les piliers harmoniques et la dentelle mélodique des plus émouvantes cathédrales musicales gothiques.