Texte de la liturgie traduit en langue ouolof. “A Ziguinchor dans ma jeunesse, je passais souvent à 5 h du matin devant la mosquée, pour aller à la messe. J’entendais donc à cette heure-ci réciter dans la mosquée les “wassifa”, une façon de chanter qui m’a impressionné au plus haut point. Quand il a fallu écrire ma première messe en ouolof, je me suis souvenu de cet air-là et j’ai introduit cette manière de chanter avec saccade dans le Kyrie de ma messe. On y trouve ce rythme “wassifa” en disant “Yallah, Yallah...” En 1991, à Dakar, j’ai pu réunir plus de deux mille jeunes au Cap des Biches. Ils venaient de toutes les régions du pays, moitié catholiques, moitié musulmanes ; c’est à cette occasion que la messe fut écrite et créée.”On aura intérêt à soutenir le choeur par plusieurs tambours de brousse, mais l’interprétation a cappella peut tout à fait se suffire à elle-même. Julien JOUGA est né à Dakar le 5 février 1931. La personnalité chaleureuse de Julien Jouga, directeur du Choeur Sénégalais de Dakar, aura permis de bâtir des ponts entre les cultures. L’UNESCO a reconnu son action universelle en le nommant “Musicien Ambassadeur pour la Paix” en 1997. Militaire de carrière dans l’armée sénégalaise, Julien Jouga a été tour à tour chimiste, journaliste, animateur de radio, mais surtout musicien et chef de choeur (enregistrements de son Choeur de Dakar avec Nicole Croisille). Il est décédé en 2004.