Err

Les spécialistes du chant choral
Magnificat a quattro voci

Magnificat a quattro voci

(Code: A110805103)

Un arbre cache souvent la forêt et ce dicton est particulièrement de mise avec cette oeuvre pratiquement inconnue de Claudio Monteverdi, occultée qu’elle est par les autres Magnificat plus ambitieux musicalement, plus tardifs aussi, que contient la fameuse Selva morale, anthologie d’une quarantaine de pièces de musique sacrée et spirituelle que le compositeur publie à la fin de sa vie à Venise en 1640. Dédiée à l’impératrice Eléonora Gonzaga, épouse de l’empereur romain germanique Ferdinand II, cette “forêt morale et spirituelle” est la publication la plus importante de musique sacrée depuis celle des Vespro della Beata Vergine en 1610, un tableau riche et diversifié de l’activité du maître dans ce domaine. Les psaumes pour voix solistes et instruments, incorporant les idiomes musicaux du goût nouveau (stileconcertato) jouxtent d’archaïsants salmi spezzati pour choeur double. Les oeuvres comme le Magnificat “a quattro voci in genere da Capella” alternent ainsi avec d’autres “a sei voci concertato con due violoni”. Celui que nous publions à quatre voix dans le “stile antico” répond aux critères employés d’ordinaire au seizième siècle. Seuls les versets impairs sont mis en polyphonie,les autres pouvant être joués à l’orgue ou chantés en plain-chant selon le principe de l’alternatim. Comme dans les Magnificat de ses prédécesseurs (Gombert,Lassus, Vittoria), on peut entendre dans les versets polyphoniques le ton psalmodiqueen valeurs longues circulant aux différentes voix. Mais Claudio Monteverdi,dépassant l’antique tradition du genre, marque certains passages de sa propre empreinte expressive. La furia rythmique du “Deposuit potentes” ou l’enchaînement harmonique du début du “Suscepit” sont autant de signatures d’une singularité musicale qui restera inimitée.

6,70 EUR
33g
Remise sur quantité
A partir de20
Remise10,00%


Un arbre cache souvent la forêt et ce dicton est particulièrement de mise avec cette oeuvre pratiquement inconnue de Claudio Monteverdi, occultée qu’elle est par les autres Magnificat plus ambitieux musicalement, plus tardifs aussi, que contient la fameuse Selva morale, anthologie d’une quarantaine de pièces de musique sacrée et spirituelle que le compositeur publie à la fin de sa vie à Venise en 1640. Dédiée à l’impératrice Eléonora Gonzaga, épouse de l’empereur romain germanique Ferdinand II, cette “forêt morale et spirituelle” est la publication la plus importante de musique sacrée depuis celle des Vespro della Beata Vergine en 1610, un tableau riche et diversifié de l’activité du maître dans ce domaine. Les psaumes pour voix solistes et instruments, incorporant les idiomes musicaux du goût nouveau (stileconcertato) jouxtent d’archaïsants salmi spezzati pour choeur double. Les oeuvres comme le Magnificat “a quattro voci in genere da Capella” alternent ainsi avec d’autres “a sei voci concertato con due violoni”. Celui que nous publions à quatre voix dans le “stile antico” répond aux critères employés d’ordinaire au seizième siècle. Seuls les versets impairs sont mis en polyphonie,les autres pouvant être joués à l’orgue ou chantés en plain-chant selon le principe de l’alternatim. Comme dans les Magnificat de ses prédécesseurs (Gombert,Lassus, Vittoria), on peut entendre dans les versets polyphoniques le ton psalmodiqueen valeurs longues circulant aux différentes voix. Mais Claudio Monteverdi,dépassant l’antique tradition du genre, marque certains passages de sa propre empreinte expressive. La furia rythmique du “Deposuit potentes” ou l’enchaînement harmonique du début du “Suscepit” sont autant de signatures d’une singularité musicale qui restera inimitée.