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Les spécialistes du chant choral
Dolcemente dormiva la mia Clori

Dolcemente dormiva la mia Clori

(Code: A110906045)

Comme le premier livre de madrigaux publié trois ans plus tôt, le second livre de madrigaux, publié à Venise en 1590, est à cinq voix. Claudio Monteverdi n’a que vingt-trois ans ! et ne sait pas encore qu’il travaillera une vingtaine d’années à la cour de Mantoue au service du duc de Gonzague avant de rejoindre Venise où il publiera son huitième livre en 1638, dernier recueil de madrigaux qui n’ont plus rien à voir avec ceux de sa jeunesse. Dolcemente dormiva la mia Clori est l’exemple du madrigal type a cappella avec une écriture qui relève encore davantage de la tradition chorale que solistique. Les figuralismes abondent : vocalises sur "Intorno", répétition et présence des voix sur "gran diletto" ainsi que les procédés d’écriture habituels mettant en valeur les contrastes et les ruptures sonores ("Quando", mesures 29 et 36, répétitions différenciées de phrases comme "tempo perduto"...). La dernière partie ("e baciando"...) permet de constater l’importance, par rapport à la traditionnelle écriture à quatre voix, du changement de couleur qu’il faut cultiver lorsqu’une voix se tait ou réapparaît.

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Comme le premier livre de madrigaux publié trois ans plus tôt, le second livre de madrigaux, publié à Venise en 1590, est à cinq voix. Claudio Monteverdi n’a que vingt-trois ans ! et ne sait pas encore qu’il travaillera une vingtaine d’années à la cour de Mantoue au service du duc de Gonzague avant de rejoindre Venise où il publiera son huitième livre en 1638, dernier recueil de madrigaux qui n’ont plus rien à voir avec ceux de sa jeunesse. Dolcemente dormiva la mia Clori est l’exemple du madrigal type a cappella avec une écriture qui relève encore davantage de la tradition chorale que solistique. Les figuralismes abondent : vocalises sur "Intorno", répétition et présence des voix sur "gran diletto" ainsi que les procédés d’écriture habituels mettant en valeur les contrastes et les ruptures sonores ("Quando", mesures 29 et 36, répétitions différenciées de phrases comme "tempo perduto"...). La dernière partie ("e baciando"...) permet de constater l’importance, par rapport à la traditionnelle écriture à quatre voix, du changement de couleur qu’il faut cultiver lorsqu’une voix se tait ou réapparaît.